Le cadre réglementaire : le Ségur de la santé

Le Ségur de la santé, lancé en 2020, est l'accord historique qui a fixé la feuille de route de la numérisation du système de santé français. L'un de ses piliers est le déploiement de l'ordonnance électronique — aussi appelée e-prescription — à l'ensemble des professionnels de santé.

L'objectif est simple : remplacer les ordonnances papier par des documents numériques sécurisés, échangés via des canaux certifiés. Cela implique une mise à jour des logiciels métiers des médecins (LGO), une connexion à la plateforme nationale de santé, et un accompagnement des pharmacies à la réception de ces documents.

Le calendrier de déploiement a été progressif, avec des vagues d'intégration par type de professionnel (médecins généralistes, spécialistes, puis établissements de santé). En 2026, l'essentiel des médecins de ville est couvert par des logiciels compatibles.

Le DMP (Dossier Médical Partagé) et son rôle

Le DMP est le dossier numérique de chaque patient, accessible à l'ensemble des professionnels de santé autorisés. Il stocke l'historique des prescriptions, les comptes-rendus, les résultats d'examens.

L'ordonnance électronique s'intègre naturellement au DMP : chaque prescription émise est automatiquement versée au dossier du patient. Le pharmacien, lors de la délivrance, peut accéder au DMP (avec consentement du patient) pour vérifier les interactions médicamenteuses, les allergies, ou les ordonnances récentes d'autres médecins.

Cette continuité de l'information réduit les erreurs de dispensation et améliore la prise en charge globale du patient.

Comment fonctionne concrètement l'e-prescription ?

Le flux est le suivant : le médecin rédige la prescription dans son logiciel métier certifié. Le document est signé électroniquement (via la CPS — carte de professionnel de santé) et transmis au système d'information de santé. Le patient reçoit un code ou un document dématérialisé.

À la pharmacie, le pharmacien scanne ou saisit ce code. Le système vérifie l'authenticité de la prescription (signature, date, identité du prescripteur), restitue le détail des médicaments, et enregistre la délivrance. Tout le flux est tracé, sécurisé, et opposable.

Le papier reste accepté, mais les pharmacies équipées traitent en priorité les ordonnances électroniques, plus rapides et moins sujettes aux erreurs de lisibilité.

Le routage d'ordonnance : l'étape suivante

L'ordonnance électronique résout le problème de l'authenticité et de la traçabilité. Le routage d'ordonnance, comme le propose OrdoVite, va plus loin : il permet au médecin d'envoyer directement l'ordonnance à la pharmacie choisie par le patient, avant même que celui-ci s'y rende.

Résultat : la pharmacie prépare la commande à l'avance, le patient n'attend pas, et le médecin sait que l'ordonnance a bien été reçue. C'est la chaîne complète : de la prescription numérique à la délivrance anticipée.

Cette évolution représente le futur immédiat du parcours de soin en France, et OrdoVite accompagne médecins et pharmacies dans cette transition.